Ce projet d’exposition collective propose d’inviter des femmes photographes du monde en leur offrant l’opportunité de soumettre  « UN MOT » puis de le traduire par la photographie, point de départ de cette procédure de pensée collective.

Quelles interprétations donneront-elles à ce mot, selon qu’elles soient nées ici ou là ? Et si la question des origines n’avait pas vraiment d’importance, ne sont-elles pas simplement et dignement des Femmes?

Ce processus aspire à le révéler en toute honnêteté, au travers de la grâce de l’une, de la colère de l’autre, mais par l’observation de toutes.

Concept / Idée

L’interprétation classique ou métaphorique d’une liste de mots, chacun proposé par l’une et interprété par toutes. Tel un cahier des charges, l’intention est de présenter leur différent regard dans une série qui aura comme point de départ les Mots – rassembler les différentes cultures et origines, offrir leur vision de NOTRE Monde.

7 mots – 7 photographes – 49 photographies

This project of collective exhibition propose to invite women photographers from every part of the world, while offering them the opportunity to submit « ONE WORD » to explain it by photographs, he starting point of this collective thought procedure.

What interpretations will they give to this word, depending on whether they are born here or there ? And if it did not really matter : if all they are just worthy women ?

This process aspires to reveal this in honesty, thanks to the grace of one, the anger of the other, and with the observation of all.

Concept / Idea

The classic or metaphorical interpretation of a list of words, each proposed by one and interpreted by all. As a specification, the intention is to present their different point of view in a series that will have as a starting point the Words – to come together, with their different cultures and origins, giving their vision of OUR World.

7 words – 7 photographers – 49 photographs

 

Au départ*

Amateur de photographie depuis plusieurs années, Karine Baudry a suivi une formation courte à l’école Nationale Supérieure de Photographie d’Arles, de laquelle s’en suivront deux expositions collectives ainsi qu’une exposition personnelle.

« Mon travail consiste à organiser des évènements culturels et à programmer des artistes de tous horizons artistiques. L’outil facebook m’a donc été imposé dans la quête des dits artistes, jusqu’à m’interroger sur le bien-fondé de ce media. Au-delà des « likez-vous », j’ai décidé de pousser le curseur et d’entrer en contact avec certaines femmes photographes du Monde dont le travail m’attirait et dont la seule « amitié virtuelle » ne me contentait pas. En leur proposant de nous unir dans un projet collectif, sans même se connaitre mais en partant du seul postulat de la confiance et du faire ensembles, toutes m’ont répondue positivement avec envie et enthousiasme.

Le projet WOR(L)D * symbolise donc pour moi la réunion de ce que nous sommes devenus, des « mots » en ligne, et des « images » par foison, sans plus même nous connaitre mais voyageant de façon vertigineuse au travers du Monde. »

www.karinebaudry.com

Photography lover for several years, Karine Baudry trained at the National School of Photography in Arles, which has followed two group exhibitions and one solo exhibition.
« My job is to organize cultural events and program artists from all walks of life. The Facebook tool was imposed on me in the quest of the artists, until interrogate me on the merits of this medium. Beyond the « like you », I decided to push further contact and contact with some women photographers of the world whose work interested me and whose only virtual friendship did not satisfy me. In this project of collaboration, without even knowing each other, just in trust and making together, all did respond positively with envy and enthusiasm.
The WOR(L)D* project symbolizes for me the meeting of what we have become, online « words » and « images », without even knowing us, that travel the world in a dizzying way. »
 
transp

Fati Abubakar*

Fati Abubakar est née à Borno au Nigéria en 1986 – photojournaliste et agent de santé humanitaire, elle se spécialise dans la documentation des villes en mettant en évidence à la fois leurs aspects positifs comme négatifs. Elle se concentre sur les perspectives de santé, utilisant la photographie comme support d’information au sein des communautés.

Elle s’intéresse également  aux thèmes tels que les cultures, les conflits, la pauvreté urbaine, le développement rural et les questions humanitaires. Elle est particulièrement sensible aux contres-récits sur les communautés sous-représentées. Elle s’est lancée dans un projet personnel pour présenter sa ville natale à l’époque de Boko Haram.

Ce projet intitulé «Bits of Borno» fut acclamé par la critique et publié dans des médias tels que CNN, Voice of America ou Newsweek Europe. Aujourd’hui Fati Abubakar est mandatée pour travailler avec l’UNICEF, Oxfam, International AlertAction Aid et MIND.

 

Fati Abubakar was born in Borno, Nigeria, in 1986 – photojournalist and humanitarian health worker. She specializes in documenting cities by highlighting both their positive and negative aspects. She focuses on health perspectives, using photography as an information medium in communities.

She is also interested in topics such as culture, conflict, urban poverty, rural development and humanitarian issues. She is particularly sensitive to counter narratives about underrepresented communities. She embarked on a personal project to present her hometown at the time of Boko Haram.

This project entitled «Bits of Borno» was critically acclaimed and published in such media as CNN, Voice of America or Newsweek Europe. Today Fati Abubakar is mandated to work with UNICEF, Oxfam, International AlertAction Aid and MIND.

transp

Dafna Yosha*

Diplômée en Business Management et en photothérapie, Dafna Yosha est âgée de 47 ans. C’est au sud d’Israël qu’elle travaille à plein temps tout en élevant ses 5 enfants, trouvant son équilibre entre la pratique du sport et sa passion pour la photographie. Après une courte formation en photographie, Dafna Yosha redécouvre les quartiers orthodoxes de son enfance, souvenirs baignés de ses grands-parents au travers de Jérusalem, ou dans les rues et sur les plages de Tel-Aviv. C’est ce grouillement extraordinairement visuel qu’elle explore et expose en Israël mais aussi dans toute l’Europe. Art Magazine et Vogue la sélectionneront pour quelques parutions en 2018.

« La photographie est ce que je suis et ce que je suis devenue. Je ne la créé que pour moi et à ma manière, avec mes règles, Je peux m’y voir, m’y trouver et y définir mes pensées pour enfin la libérer dans le monde avec amour. »

A graduate in Business Management and phototherapy studies, Dafna Yosha is 47 years old. It’s in the south-center of Israel that she works full time while raising her five children finding her balance between practicing sports and her passion for photography. After a brief training in photography, Dafna Yosha rediscovers the Orthodox neighborhoods of her childhood, memories bathed in her grandparents across Jerusalem, or streets and beaches of Tel Aviv. It is this extraordinarily visual swarm that she explores and exposes in Israel but also throughout Europe. Art Magazine and Vogue will select it for a few releases in 2018.

« Photography is who I am and what I have become. I only created it for myself and in my own way, with my rules, I can see myself, find myself there and define my thoughts to finally free it in the world with love. »

transp

Arianne Clément*

Après avoir obtenu, avec mention d’honneur, une Maitrise en photographie à l’université des Arts de Londres, Arianne Clément, 38 ans, a principalement consacré son art aux personnes du troisième âge.

Elle a aussi parcouru le monde en quête de reportages et a participé à de nombreux projets humanitaires auprès de personnes marginalisées. C’est avec ses images d’aînés qu’elle a pris part à de nombreuses expositions nationales et internationales et obtenu plusieurs prix, bourses et honneurs. Ces prix ont particulièrement souligné la sensibilité et l’audace dont témoignent ses photos ainsi que la complicité que l’artiste sait créer avec ses modèles.

Ses images et ses reportages ont été publiés dans de grands journaux et de prestigieuses revues de par le monde et ont été suivis avec enthousiasme sur les médias sociaux.

After obtaining, with honors, a Master’s degree in photography from the London University of the Arts, Arianne Clément has mainly devoted her art to the elderly.

She has traveled the world in search of reporting and has been involved in many humanitarian projects with marginalized people. It is with her images of seniors that she has taken part in many national and international exhibitions and obtained several awards, scholarships and honors. These awards particularly highlighted the sensitivity and daring of his photos as well as the complicity that the artist knows how to create with his models.

His images and reports have been published in major newspapers and prestigious journals around the world and have been enthusiastically followed on social media.

transp

Heiða Helgadóttir*

Heiða Helgadóttir est photojournaliste et photographe documentaire. Implantée à Reykjavík, en Islande, elle travaille comme photographe pour divers journaux et magazines Islandais depuis 14 ans.
Elle s’intéresse particulièrement à photographier les gens et à raconter leurs histoires personnelles. Attirée par l’inconnu et les questions spirituelles, Heiða aime danser sur les lignes floues entre les rêves et la réalité.

Heiða Helgadóttir is a photojournalist and documentary photographer. From Reykjavík, Iceland, she has been working as a photographer for various newspapers and magazines in Iceland for the past 14 years.

She is especially interested in photographing people and telling their personal stories.
Drawn to the unknown and spiritual matters and likes to dance on the blurry lines between dreams and reality.

transp

Tahia Farhin Haque*

Tahia Farhin Haque est née à Dhaka au Bangladesh en 1996. Tout au long de sa vie elle a été fascinée par les images et par la manière dont elles peuvent changer les perceptions. 
À l’âge de 19 ans, ses photos ont été sélectionnées pour différentes expositions interuniversitaire à Dhaka, et en 2018  elle sera présentée à l’emblématique Aperture Foundation de New-York. Elle espère pouvoir mettre à jour les problèmes invisibles et indicibles du Monde. Elle aimerait également amener les gens à remettre en question leurs perceptions et leurs paradigmes.  «Je vis dans deux mondes, l’un est dans ma tête et l’autre est la réalité et à travers la photographie, je le converge. Ce qui m’intéresse le plus, ce sont les femmes dans ma vie. Je veux montrer leurs histoires et le rôle unique des femmes dans cette société patriarcale. « 

En 2018, elle obtient sa première  reconnaissance internationale en remportant le «Prix spécial du reportage» dans le cadre du concours du  prix «The New Vanguard Photography Prize». Sélectionnée par un jury composé de conservateurs du MOMA, du Brooklyn Museum et de l’Aperture Foundation. Son travail sera exposé à la Aperture Foundation de New York. Son dernier projet  «This is 18», en collaboration avec le New York Times et ONU Femmes, présente une jeune Bangladaise de 18 ans qu’elle photographie, travail suivi en ligne par plus de 700 000 personnes (@nytgender). Elle étudie actuellement à la North South University en biochimie et a reçu une bourse d’études pour la célèbre école de photographie « Counter Foto » où elle se forme parallèlement à ses études.

Tahia Farhin Haque was born in Dhaka, Bangladesh in 1996. Throughout her life she was fascinated by images and how they can change perceptions. At the age of 19, her photos were selected for various inter-university exhibitions in Dhaka, and in 2018 she was featured at the iconic Aperture Foundation in New York. She hopes to be able to expose the invisible and unspeakable problems of the world. She would also like to get people  question their perceptions and paradigms. « I live in two worlds, one is in my head and the other is  reality and through photography, I converge.

What interests me most is the women in my life. I want to show their stories and the unique role of women in this patriarchal society. « 

In 2018, she won her first international recognition by winning the « Special Reportage Award » as part of the New Vanguard Photography Prize competition. Selected by a jury of curators from MOMA, the Brooklyn Museum and the Aperture Foundation. her work will be exhibited at the Aperture Foundation in New York. Her latest project « This is 18« , in collaboration with the New York Times and ONU Women, presents an 18-year-old Bangladeshi girl she is photographing, a work online followed by more than 700,000 people (@nytgender). She is currently studying at North South University in biochemistry and has received a scholarship for the famous photography school « Counter Foto » where she is studying in parallel with her studies.

transp

Nadège Mazars*

Nadège Mazars est une photographe française basée en Colombie. Son approche cherche à donner une vision intime sur les effets de problématiques globales autour des thèmes de migration, de santé ou sur l’extraction de ressources naturelles.

Le travail de Nadège Mazars s’efforce également d’explorer les origines de la guerre et les conditions propices à la paix dans des sociétés telles que le Salvador ou la Colombie. Depuis 2015, elle a suivi de près le processus de paix et la guérilla des FARC-EP en Colombie. En 2017, elle a commencé un projet à long terme sur les anciens membres de gangs au Salvador.

Elle est titulaire d’un doctorat en sociologie (2013, Paris) et a été graphiste dans les années 2000. En 2016, elle a reçu une bourse de la Fondation Magnum pour poursuivre son projet L’Autre Colombie. Elle a travaillé pour diverses publications et organisations telles que The New Yorker, Le Monde, Wall Street Journal, Bloomberg Businessweek, The New York Times, L’Obs, Causette, Les Inrocks

Elle fait partie du studio Hans Lucas et de Women Photograph. Elle est actuellement associée à OjoRojo Fábrica Visual, une fondation située au coeur de Bogotá et dédiée à la promotion des différentes représentations de la photographie documentaire.

Nadège Mazars is a French photographer based in Colombia. Her approach strives to give an intimate insight on her subjects about the effect of global issues such migration, healthcare system or natural resource extraction.

Nadège Mazars’s work also tries to explore both the origins of war and the conditions to reach peace in societies such El Salvador or Colombia. Since 2015, she followed closely the peace process and the FARC-EP guerrilla in Colombia. And in 2017 she starts a long-term project about former gang members in El Salvador.

She has a Ph.D in Sociology (2013, Paris) and was graphic designer in the 2000’s. In 2016 she received a grant from the Magnum Foundation to continue her project The Other Colombia.
She worked on assignment for publications and organizations such The New Yorker, Le Monde, Wall Street Journal, Bloomberg Businessweek, The New York Times, L’Obs, Causette, Les Inrocks
 
She is part of Hans Lucas studio and Women Photograph. She is currently associated to OjoRojo Fábrica Visual, a foundation located in the heart of Bogotá and dedicated to promote the different representations of documentary photography.

Les mots*

Voisin / Neighbour

Fort / Strong

Ombre / Shadow

Extase / Ecstasy

Novembre /November

Moi /  Self

Neighbour*

  • Fati Abubakar, NEIGHBOUR*

Strong*

  • Fati Abubakar, Strong*

Le reste des images à découvrir lors de nos futures expositions…

Discover the rest of the pictures  during the future exhibitions…

Pour nous contacter :

jorgensens@hotmail.fr